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Loi Anti Gaspillage : Les enjeux pour les collectivités

L’actualité de la restauration 11 juillet

Le gaspillage alimentaire représente un défi majeur pour notre société, avec des conséquences environnementales et économiques significatives. Pour répondre à cette problématique, la loi anti gaspillage, intégrée dans la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), impose aux collectivités des mesures rigoureuses pour gérer leurs invendus de manière plus responsable. Cette initiative vise à réduire le gaspillage alimentaire en incitant les collectivités à redistribuer leurs surplus aux associations caritatives, tout en promouvant une gestion durable des ressources.

Une initiative pour réduire le gaspillage alimentaire

La loi anti gaspillage, intégrée dans le cadre plus large de la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), marque une avancée majeure dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. En incitant les collectivités à redistribuer leurs invendus aux associations caritatives, cette mesure a plusieurs objectifs :

  • Diminuer le gaspillage alimentaire  : Les invendus qui auraient fini à la poubelle trouvent une seconde vie en nourrissant les personnes dans le besoin.
  • Réduire l’empreinte carbone : Moins de déchets alimentaires se traduisent par une réduction des gaz à effet de serre émis lors de leur décomposition.
  • Encourager une gestion durable des ressources : Les collectivités adoptent des pratiques plus responsables et durables.

Ces efforts collectifs ne favorisent pas seulement la sécurité alimentaire, mais contribuent également à la préservation de l’environnement.

Les avantages pour les collectivités et la société

Les collectivités qui s’engagent dans la démarche anti gaspillage, conformément à la loi AGEC, retirent plusieurs bénéfices tangibles et significatifs :

Renforcement des liens communautaires

En collaborant avec des associations caritatives, les collectivités renforcent les liens sociaux et la solidarité au sein de leur communauté. Par exemple, en France, la redistribution des invendus alimentaires permet de soutenir plus de 4 millions de personnes chaque année grâce à des structures comme les Restos du Cœur et la Croix-Rouge.

Amélioration de l’image publique

Les initiatives de réduction du gaspillage alimentaire sont généralement bien perçues par le public, ce qui améliore la réputation des collectivités. Selon une étude réalisée par l’Ademe (Agence de la transition écologique), 85% des citoyens français soutiennent les actions visant à réduire le gaspillage alimentaire. En s’engageant dans de telles initiatives, les collectivités peuvent renforcer leur image de responsabilité sociale et environnementale, ce qui peut aussi attirer de nouveaux résidents et entreprises sensibles à ces valeurs.

Réalisation d’économies

À long terme, la réduction des déchets alimentaires peut se traduire par des économies substantielles pour les collectivités. La gestion des déchets représente une part importante des budgets municipaux. Par exemple, en 2020, la gestion des déchets a coûté en moyenne 120 euros par habitant en France. En diminuant le volume des déchets alimentaires, les collectivités peuvent réduire les coûts liés à la collecte, au transport et au traitement des déchets. De plus, des programmes de compostage et de recyclage des invendus peuvent générer des revenus supplémentaires et créer de nouvelles opportunités d’emploi local.

Les défis de la mise en œuvre

La mise en œuvre de la loi anti gaspillage présente des défis non négligeables pour les collectivités :

Coûts supplémentaires

La collecte spécifique des invendus et la coordination avec les associations caritatives exigent des ressources financières supplémentaires. Pour une collectivité, ces coûts incluent la mise en place de nouvelles infrastructures de collecte et de stockage, ainsi que l’embauche ou la formation de personnel dédié. Par exemple, selon une étude de l’ADEME, la mise en place de systèmes de collecte séparée pour les biodéchets peut coûter entre 20 et 50 euros par habitant et par an. Pour les petites collectivités, ces dépenses peuvent représenter une part significative de leur budget, rendant la mise en œuvre de ces initiatives plus contraignante.

Efforts logistiques

Organiser la collecte, le stockage et la redistribution des invendus demande une logistique bien rodée. Les collectivités doivent s’assurer que les denrées alimentaires sont collectées à temps pour éviter la péremption, stockées dans des conditions adéquates pour garantir leur sécurité sanitaire, et redistribuées de manière efficace. Cela implique souvent de mettre en place des systèmes de suivi numérique pour gérer les flux de nourriture et de coordonner les différentes parties prenantes. La logistique représente un défi majeur, surtout dans les zones rurales où les distances sont plus importantes et les infrastructures moins développées.

Collaboration avec les associations

Les collectivités doivent établir des partenariats solides avec des associations caritatives pour s’assurer que les invendus sont redistribués efficacement. Cette collaboration nécessite du temps et des efforts pour coordonner les actions, aligner les objectifs et mettre en place des protocoles de gestion des invendus. Selon une enquête de la Fédération Française des Banques Alimentaires, seulement 60% des collectivités estiment avoir des partenariats efficaces avec des associations locales, indiquant un besoin d’amélioration dans cette collaboration.

Vers une gestion alimentaire plus responsable ?

Malgré ces défis, la loi anti-gaspillage offre une opportunité unique pour les collectivités de contribuer à une gestion plus responsable des ressources alimentaires.

Pratiques durables et sécurité alimentaire

En adoptant des pratiques durables, les collectivités jouent un rôle crucial dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la promotion de la sécurité alimentaire. En 2021, environ 10 millions de tonnes de nourriture étaient gaspillées chaque année en France, selon l’ADEME. En redistribuant les invendus, les collectivités peuvent réduire significativement ce chiffre, contribuant ainsi à nourrir les personnes dans le besoin et à réduire l’impact environnemental du gaspillage alimentaire.

Engagement et succès de l’initiative

L’engagement des collectivités est essentiel pour que cette initiative soit couronnée de succès. En surmontant les obstacles et en collaborant avec les partenaires adéquats, elles peuvent transformer les invendus en une ressource précieuse pour la société. Des initiatives réussies comme celle de la ville de Paris, qui a mis en place des partenariats avec des associations pour redistribuer les invendus des marchés alimentaires, montrent qu’il est possible de réduire considérablement le gaspillage alimentaire tout en soutenant les populations vulnérables. Ces exemples peuvent servir de modèle pour d’autres collectivités cherchant à mettre en œuvre des pratiques similaires.

En conclusion, bien que la loi anti-gaspillage présente des défis, elle ouvre également la voie à des pratiques plus durables et responsables, renforçant la sécurité alimentaire et la solidarité au sein des communautés.

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